Le lendemain, rebelote. Le surlendemain, pareil.

Non seulement ça, mais notre rue à peine assez large pour permettre à deux voitures de se croiser se remplit de 4x4 en stationnement plus ou moins sauvage. Devant la maison en question, une foule d'invités se presse sur des sièges de jardin alignés sous une tente. Des enceintes hautes comme un homme encadrent le portail. Des bouteilles de bière vide traînent dans la rue.

Une rave, quoi.

Sauf que les rythmes congolais n'ont pas grand-chose à voir avec la techno et que les paroles (pour celles qui sont en français) ont plutôt l'air d'inspiration religieuse.

Renseignements pris auprès des gens du coin, il s'agit d'un deuil. Le fils d'un général est mort, paraît-il. Mary croyait les Irlandais champions du monde des veillées mortuaires fêtardes, les voilà battus.

Et encore s'agit-il là d'une version BCBG de la fiesta funéraire. « Ici, on est dans un quartier chic. Mais chez moi, quand quelqu'un meurt, on chante et on danse beaucoup plus que ça », assure Jean-Pierre, notre gardien.